30 juillet 2026

À Addis-Abeba, le Bénin prépare son passage au centre du jeu sécuritaire africain

À Addis-Abeba, le Bénin prépare son passage au centre du jeu sécuritaire africain
En marge du Conseil exécutif de l’organisation panafricaine, la diplomatie béninoise affine sa stratégie avant d’assumer la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Un test d’influence et de méthode pour Cotonou.
Dans les couloirs du siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, les échanges protocolaires recouvrent souvent de véritables manœuvres d'orientation diplomatique. Les 28 et 29 juillet, les discussions entre la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, et le président de la Commission de l’organisation, Mahmoud Ali Youssouf, ont dépassé le cadre d'une simple prise de contact. En marge de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif, Cotonou posait les bases d'une échéance clé : la présidence tournante, dès septembre, du Conseil de paix et de sécurité (CPS).

Cette fonction s'inscrit dans un calendrier méthodique. Élu le 11 février dernier pour un mandat de deux ans (2026-2028), le Bénin passe de la posture de membre siégeant à celle de conducteur des travaux. Le CPS reste l'instance la plus scrutée de l'architecture institutionnelle continentale. C'est en son sein que se négocient la gestion des crises, le renouvellement des mandats des opérations de maintien de la paix et les réponses apportées aux ruptures d'ordre constitutionnel. Prendre la tête de cet organe place immédiatement le pays sous le regard attentif de ses pairs.

Une opportunité d'écho international

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